Publié le 04.11.2025
Le changement climatique, une réalité
Près de 66 % des exploitants anticipent un impact du climat sur leur production, un chiffre qui atteint 77 % chez les viticulteurs, plus exposés aux aléas climatiques. Cette prise de conscience se traduit concrètement dans les pratiques agricoles : près de la moitié des agriculteurs et deux tiers des viticulteurs ont adapté leur pilotage technique.
Des pratiques d’adaptation variées
Parmi les principales mesures adoptées figurent le choix de cultures moins consommatrices d’eau, l’installation de capteurs météorologiques, la récupération d’eau de pluie et la ventilation naturelle. En viticulture, l’enherbement contrôlé et la gestion de la canopée sont également des réponses fréquentes pour faire face aux conditions climatiques changeantes.
Des pratiques agroécologiques en progression
Aujourd’hui, 57 % des exploitants se déclarent engagés dans une démarche agroécologique, soit +8 points en deux ans, avec des taux encore plus élevés en maraîchage (74 %) et en viticulture (77 %). L’agriculture de conservation des sols (50 %, +15 points) et la certification environnementale (32 %, +8 points) se développent rapidement. La production d’énergie solaire, adoptée par 28 % des sondés, illustre l’émergence de nouvelles solutions d’adaptation, surtout dans les grandes exploitations.
Cinq profils pour comprendre les comportements face au climat
L’étude distingue cinq types d’exploitants, selon leur exposition aux restrictions d’eau, leur niveau d’inquiétude face au changement climatique et leurs pratiques d’adaptation.
Des besoins d’accompagnement en hausse
L’engagement agroécologique s’accompagne de nouvelles attentes : 33 % souhaitent investir dans du matériel, 30 % acquérir des connaissances, et 29 % bénéficier d’un appui technique. Pourtant, seulement 11 % se sentent très bien informés sur les dispositifs existants, soulignant l’importance de mieux faire connaître les aides et accompagnements pour faciliter la transition.