Publié le 05.11.2025
L’adaptation réduit les pertes… mais reste insuffisante
Chaque degré supplémentaire entraîne une baisse de la production alimentaire mondiale, malgré les efforts déjà entrepris (nouvelles variétés, irrigation, pratiques adaptées). Les rendements caloriques pourraient diminuer de 11 à 24 % d’ici 2100, voire jusqu’à 37 % sans adaptation.
Des impacts contrastés selon les cultures et les zones
Les effets varient selon les cultures et les régions. Le maïs subirait les pertes les plus fortes, suivi du blé, du manioc et du sorgho, tandis que le riz résisterait mieux grâce à sa résilience. Les grandes zones productrices, comme l’Europe, la Chine, le Brésil et les États-Unis, seraient particulièrement touchées par le stress thermique, alors que certaines régions tropicales déjà chaudes, comme l’Afrique centrale, s’en sortiraient mieux grâce à des pratiques adaptées.
Paradoxalement, les pertes les plus importantes concerneraient les zones agricoles à haut rendement, mais les populations pauvres resteraient les plus vulnérables, dépendant de cultures sensibles et ayant un accès limité aux technologies d’adaptation.
Enjeux pour les années à venir
L’étude souligne l’urgence d’investir dans l’innovation, les infrastructures (irrigation, stockage) et la diffusion des connaissances. Les adaptations spontanées des producteurs ne suffisent pas : il faudra des politiques publiques ciblées, des incitations économiques et un accompagnement technique renforcé pour sécuriser la production alimentaire mondiale.