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Nouveau congé de naissance 2026 : tout ce que l'employeur doit savoir

Tout savoir sur le nouveau congé supplémentaire de naissance 2026 : durée, indemnisation, protection du salarié et obligations employeur. Préparez-vous !
Photo illustrant une mère entourant de ses mains les pieds d'un nouveau né Photo illustrant une mère entourant de ses mains les pieds d'un nouveau né

Le paysage législatif de la parentalité en France s'apprête à connaître un tournant majeur. Dès le 1er juillet 2026, un nouveau congé supplémentaire de naissance, institué par la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) pour 2026, entrera en vigueur.

Pour les entreprises, il est crucial d'anticiper cette réforme qui impactera l'organisation du travail et la gestion des absences dès l'été prochain.

Qui peut bénéficier de ce nouveau congé ?

Ce droit est ouvert à tous les salariés, sans condition d'ancienneté minimale dans l'entreprise.

  • La condition sine qua non : Le salarié doit avoir épuisé l'intégralité de ses droits aux congés "classiques" (maternité, paternité, accueil de l'enfant ou adoption).
  • Rétroactivité : Le droit est ouvert pour les enfants nés ou adoptés dès le 1er janvier 2026. Toutefois, les indemnités ne seront versées qu'à partir du 1er juillet 2026.

Mesure transitoire : Les parents d'enfants nés entre janvier et mai 2026 bénéficieront d'un délai exceptionnel jusqu'à la fin de l'année 2026 pour prendre ce congé.

Durée et flexibilité : un congé "à la carte"

Le salarié dispose d'une grande liberté dans l'organisation de ce temps pour soi et son enfant. La durée totale peut être de 1 mois ou 2 mois.

  • Fractionnement : S'il choisit 2 mois, le congé peut être pris en une seule fois ou scindé en deux périodes d'un mois.
  • Simultanéité : Les deux parents peuvent prendre leur congé en même temps ou choisir de se relayer pour prolonger la présence parentale au foyer (jusqu'à environ 7 mois cumulés avec les autres congés).
  • Délai d'action : En règle générale, ce congé doit être pris dans les 9 mois suivant la naissance ou l'arrivée de l'enfant.

Rémunération et protection du contrat

C'est le point fort de cette réforme : une indemnisation plus attractive versée par la Sécurité Sociale (CPAM), calculée sur la base du salaire net antérieur.

Indemnisation prévue :

  • 1er mois : 70 % du salaire net.
  • 2ème mois : 60 % du salaire net.

Garanties pour le salarié


Pendant toute la durée du congé, le contrat de travail est suspendu.

Le salarié bénéficie d'une protection stricte contre le licenciement, sauf en cas de faute grave ou d'impossibilité de maintenir le contrat pour un motif totalement étranger à la naissance (ex: motif économique global).

Les obligations de l'employeur au retour du salarié

La loi sécurise la reprise d'activité pour garantir une transition sereine :

  • Réintégration : Le salarié doit retrouver son précédent emploi ou un poste similaire avec une rémunération au moins équivalente.
  • Entretien de parcours professionnel : Un entretien doit être organisé au retour, sauf si le salarié en a déjà bénéficié suite à son congé de maternité ou de paternité.
  • Ancienneté : La période de congé est intégralement prise en compte pour le calcul de l'ancienneté et des droits au Compte Personnel de Formation (CPF).

Une opportunité pour la marque employeur

Si ce nouveau congé impose une gymnastique organisationnelle, il représente aussi un levier d'attractivité majeur. Une gestion fluide de ces absences renforce l'engagement de vos collaborateurs et l'image de votre entreprise.

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